22/08/18 Quimper. De jeunes migrants veulent dormir devant la Cathédrale

Des migrants mineurs occupent depuis la fin de l’après-midi de ce lundi 20 août le parvis de la cathédrale Saint-Corentin, à Quimper. Ils sont arrivés avec des tentes dans l’intention d’y dormir. Des membres d’associations les accompagnent. La police est sur place.

 

Situation confuse devant la cathédrale de Quimper (Finistère), dans la soirée ce lundi 20 août. Des migrants mineurs - une douzaine - veulent y dormir cette nuit. Ils sont accompagnés de responsables d’associations de soutien.

 

On dénombre quatre véhicules de police sur place.

 

Autorisés à dormir sur place, mais sans matériel

 

Les mineurs migrants ont été autorisés à dormir sur place avec leurs accompagnants, à condition qu’ils retirent les tentes. Le groupe est équipé de sacs de couchage, de matelas, d’une table et de quoi se nourrir. Une banderole a été déployée. Elle indique « Macron, Collomb, soyez mignons, stop aux expulsions, à la répression ».

 

À 21 h 30, la commissaire de police a demandé aux mineurs migrants et à leurs accompagnateurs de débarrasser la table sur laquelle ils mangeaient, ce à quoi ils ont répondu qu’ils terminaient leur repas.

 

À 21 h 45, la police a enlevé la banderole citée plus haut.
Des bénévoles ont assuré vouloir revenir sur place « tous les soirs, tant que la situation des jeunes n'aura pas évolué ».


L'accès au statut de mineur en cause Florence Le Balc’h, de l’association quimpéroise « Temps partagé » explique leur mission : « Nous les accompagnons dans toutes leurs démarches administratives et nous les logeons. »


Problème, le parquet de Quimper vient de refuser à ces jeunes le statut de mineurs. « En ne reconnaissant pas leur minorité, cela revient à prononcer la mise à la rue d’une vingtaine de jeunes migrants », dénonce la militante. C’est cette décision que sont venus contester les manifestants. Pour eux, il s’agit d’un refus « sans preuve ». Ou des vices de forme dont les causes tiennent aux disparités entre les administrations des pays d’origine des migrants et l’administration française.